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RESTITUTION DE LA RÉSIDENCE CÉRAMIQUE/ART CONTEMPORAIN

Proposé par :
MAIRIE DE MARTRES TOLOSANE

Descriptif

Résidence Céramique/art contemporain à Martres Tolosane

Pour cette 6ième année c'est Anaïde Fontaine et Adèle Gervaise diplômées 2026 de l'Ensad de Limoges qui sont en résidence du 14 au 25 septembre puis du 12 octobre au 1er novembre.

La restitution aura lieu à l'occasion du Salon des Arts et du Feu du 30 octobre au 1er novembre ainsi qu'au Lycée Martin Malvy le 10 novembre à 11h.

Elles bénéficient toutes les deux du dispositif Coup de pouce de l'Ensad.

Anaïde Fontaine

Architectures ruinées, habitats troglodytes et mondes dystopiques, desquels d'autres paysages renaissent, à peine esquissés, comme la promesse d'un monde résilient dont elle dessine les cartes rêvées.
Adèle Gervaise

Formes fluides, organiques, hybrides humanoïdes qui recèlent la musique d'un outre-monde apaisé, à la condition de l'eau, des mains et du souffle de l'artiste pour la jouer. Pour toutes les deux, des messages d'espoir.
Adèle et Anaïde ont été accueillies dans les ateliers de Claire Marfisi et Massé Franck, ont cuit dans les four de l'atelier de Dorine Cavagnal, du Divin Bazar et de Ceradel et la Mairie de Martres Tolosane les a hébergé au camping de Boussens.

Adèle Gervaise
Diplômée 2026 de l’Ecole Nationale Supérieur d’art et de design de Limoges.
Bénéficiaire du dispositif Coup de pouce de l’Ensad.

Lors de ma résidence céramique à Martres-Tolosane, j’ai façonné une sculpture sonore et hydraulique :
Le Héron, gardien des berges de Chiragan.

Par son immobilité, le héron est perçu dans de nombreuses traditions — de la rigueur contemplative de l'Égypte ancienne au messager des eaux dans le folklore japonais — comme une figure de veille. J'ai choisi de le représenter ici comme une créature mythologique hybride, à la croisée de l'animal, du végétal et de l'humain.

La sculpture fonctionne grâce à un système hydraulique gravitaire et à des appels d'air. L'eau s'écoule à travers la structure pour activer différents sifflets, expulsant des sons rauques, graves et rocailleux, rappelant le cri du héron. Le déclenchement soudain de l'eau par siphon offre au son une attaque percutante, à l’image de l'irruption de ce cri si caractéristique.

Les circulations d'eau, rythmées par les siphons, évoquent les mouvements et les crues de la Garonne. Le dispositif pourra fonctionner directement les pieds dans le fleuve, se nourrissant de son courant naturel.

Sur le plan plastique, cette sculpture est pensée comme un kit modulaire. Composée de pièces interchangeables, elle permet d'expérimenter en direct avec différentes formes de tuyaux et de sifflets, favorisant ainsi la recherche sonore. Pour façonner ces volumes, j'ai emprunté les moules du musée de la Faïencerie de Martres-Tolosane et assemblé divers vases.

Une pièce complémentaire accompagne ce projet, Les nez impériaux échappés de Chiragan, en clin d'œil aux célèbres bustes gallo-romains du site

Adèle Gervaise

Anaïde Fontaine
Diplômée 2026 de l’Ecole Nationale Supérieur d’art et de design de Limoges.
Bénéficiaire du dispositif Coup de pouce de l’Ensad.

Les ensevelis

Sans cesse roches et poussières sont charriées des Pyrénées vers les plaines. La vallée de la Garonne se couvre d’un sol muable, étendue argileuse et sableuse sensible aux conditions météorologiques.

A Chiragan le 23 mai 1826, des strates du paysage se découvrent soudainement : la terre est emportée par l’eau lors d’un violent orage, les sédiments massivement déplacés par la Garonne tempétueuse. Emergent alors de mystérieux bustes et murs anciens, ensevelis des
siècles puis révélés, et ensevelis à nouveau.

Aujourd’hui, les profondeurs terrestres se découvrent pour la cimenterie : les routes sont bordées de grandes sablières industrielles, une immense carrière s’étend aux abords de Martres-Tolosane.

Pendant la résidence, portée par des imaginaires archéologiques, géologiques, et industriels de la Vallée de la Garonne, mes recherches ont questionné l’ensevelissement, la sédimentation et l’éveil d’un imaginaire fantastique de ce qui est en dessous.
Que pourrait-on imaginer enfoui sous des millénaires de dépôt d’argile et de sable ?
Quelles ruines mystérieuses pourrait-on voir sortir de terre un soir d’orage ?

Mon travail céramique est traversé par des expériences de cuisson. Je présente des petites architectures chimériques en poudre d’argile, qui laissent apparaître en tranche les couches successives de matière figées entre elles non par l’eau, mais par le feu.
Comme une strate de plus, des dessins se superposent au travail de la céramique. Une carte d’un monde dormant, catacombes oniriques et merveilleuses, où apparaissent textures minérales abstraites et filons suggérés, fantômes d’architectures enfouies.

Anaïde Fontaine

Horaires

10h00 - 19h00

Tarifs

Gratuit

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